Ferroud, Charles

Description
Cachet humide, ex-libris textuel, encre bleue Inscription :"Ch. Ferroud" soulignée
Description matérielle
1 ex-libris textuel, 0,7 x 38 mm
Possesseur
Ferroud, Charles (1854-1938)
Information possesseur
Entré en 1872 à l’Ecole Normale d’Albertville, Charles Ferroud en sortit en 1875. A cette date il fut nommé instituteur adjoint à Arvillard ; l’année suivante, à l’âge de 22 ans, il était appelé à diriger l’importante école de Saint Michel. Le mauvais état de sa santé l’obligea, en 1881, à demander un poste moins assujettissant : il fut envoyé à Chambéry-le-Vieux, petit commune des environs de Chambéry où il resta 27 ans. Il a collaboré à divers journaux pédagogiques, littéraires, sténographiques, etc. : la tribune des instituteurs ; l’enseignement pratique ; la correspondance générale ; le réveil pédagogique ; l’éducateur ; le petit provincial ; la revue internationale de sténographie ; la plume sténographique de France, etc. Dès 1884, il s’occupa de recueillir les vieux airs populaires de la Savoie, et il s’ingénia à y mettre de nouvelles paroles pour les faire chanter aux écoliers. En 1896, il publia la première série des « Echo des Alpes » formée de 24 chants. Une deuxième édition, parue en 1935, comprenait 7 cahiers renfermant 120 chants scolaires. On lui doit un chœur à 4 voix d’hommes intitulé « les Alpes » et dont la musique fut composée par son ami M. P. Véron, instituteur honoraire et ancien directeur de « l’Orphéon Chambérien » Charles Ferroud collabora activement au « Recueil de chansons populaires recueillies dans les Alpes françaises (Savoie et Dauphiné) par Julien Tiersot. Ce dernier le remercie tout spécialement, dans son rapport au ministre de l’Instruction publique. Il s’est encore occupé de spiritisme. Préoccupé par l’au-delà, il s’était forgé pour lui-même une conviction : il croyait à la survivance de l’âme et à sa transmission dans le corps d’une autre personne. Après la mort de son épouse, il vint finir ses jours dans une maison de retraite où, à l’âge de 84 ans, le 21 avril 1938, il s’éteignit fermement en sa « Foi spiritualiste et Polybiste », laissant tout ce qu’il possédait aux Hospices Civils de Chambéry. Travailleur infatigable, Charles Ferroud était d’une grande bonté et d’une grande sensibilité. Le Petit Dauphinois du 24 février 1933 dans une Chronique locale, précise que [le Président de la SSHA, signale le don fait par M. Ferroud, ancien instituteur à la bibliothèque municipale d’un volumineux recueil de notes prises par lui, au jour le jour, concernant la vie de Chambéry. Ces Glanes chambériennes présentent un réel intérêt documentaire pour notre histoire locale… Ces Glanes sont désormais conservées à la médiathèque Jean-jacques Rousseau. [SOURCES : Savoie – Dictionnaire biographique illustré, 1907 ; Le Patriote Savoisien 9 décembre 1893 ; Le Courrier des alpes du 6 juin 1896 ; Le Petit Dauphinois du 24 février 1933 ; Le Petit Dauphinois du 22 avril 1938, Chronique locale ; Notice sur Charles Ferroud dans « Notre patois et nos poètes patoisants » par Augusta Abry, 1942]
Type de document
Ex-libris
Informations bibliographiques
Bibliothèques municipales de Chambéry, PER B 11581
Droits
Creative commons
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